Il y a presque un an, en Septembre 2016, je partais accompagné de deux de mes amis, bivouac au pied des Pyrénées près de Bagnères-de-Luchon, afin d’atteindre le refuge du Venasque et le Blooms du port.

Le but était de bivouac quelques jours et faire de la randonnée afin de ramener quelques photos de ce magnifique endroit. Septembre, est généralement une partie de l’année où la météo est pour la plupart du temps très généreuse en terme de température, mais c’est tout autre chose qui nous attendait.

Avant d’arriver à l’hospice de France, pour établir notre campement, on se devait de passer par la Cascade d’Enfer, un nom qui peut faire peur mais qui prend tout son sens lorsque que l’on arrive devant celle-ci. En effet, haute de ses 70m, cette cascade vous fait sentir incroyablement petit, vous serez aussi impressionné par la puissance qu’elle dégage.

Petite précision, l’accès à cette cascade est très facile vous n’aurez qu’à marcher une dizaine de minutes depuis le parking afin d’admirer cette beauté de la nature. Et si cela ne vous suffit pas, il est possible d’accéder au gouffre d’Enfer qui se situe seulement à 45 min de marche, sans difficulté particulière à noter.

Une fois apprécié ce moment de fraîcheur au bord de la cascade d’Enfer, nous sommes repartis sur la route direction l’Hospice de France afin d’établir notre campement pour la nuit qui s’annonçait pluvieuse.

Après avoir marché quelques minutes dans la forêt située à proximité de l’Hospice de France, nous sommes tombés en face de petites « maisonnettes » qui avait l’air abandonnées depuis quelques temps. Et après quelques renseignements récoltés auprès des locaux, elles seraient ou auraient été utilisées pour accueillir des colonies de vacances.

La pluie ne cessant de tomber depuis quelques heures déjà, nous avons pris la décision de dormir à l’intérieur de ces maisonnettes et surprise ! À l’intérieur, des matelas, certes en mauvais état, mais une fois posés en dessous de la tente ils nous ont été très précieux pour passer un semblant de nuit à l’hôtel, avec en option le bruit relaxant de la pluie pour passer une merveilleuse nuit, afin d’être en forme pour l’ascension du lendemain.

Une fois notre campement établi, il était temps d’explorer les alentours équipés de nos frontales, car la visibilité était très mauvaise ce soir là, dû aux nuages bas et à la pluie.

Un des moments qui m’a le plus marqué durant ce séjour était sans aucun doute celui-ci.

Un véhicule est arrivé de nul part et nous a tous surpris. Pour l’histoire, l’homme dans la voiture est soudainement sorti et m’a mis en garde personnellement, car le fait que je prenne des photos semblait le gêner, mais je n’ai pu m’empêcher d’appuyer sur le déclencheur, car les conditions réunies était parfaites.

C’était un moment irréel, imprévisible, et c’est pour cela que j’aime la photographie.

Une fois remis de nos émotions de le veille, et après une bonne nuit de sommeil sur nos matelas de fortune, on se réveille encore et toujours sous la pluie (On commence à s’y habituer…). Le temps de faire une toilette, de manger un petit déjeuner et de plier notre campement, nous prenons le chemin d’un refuge situé à une trentaine de minutes.

Dans le refuge, tout les ustensiles nécessaires pour déjeuner comme des rois, et en bonus un coin pour allumer un feu afin de faire cuire nos plats gastronomiques ou pas… Peu importe, le but est de prendre des forces avant de commencer notre randonnée vers le refuge du Venasque et le Booms du port.

Ce déjeuner au coin du feu était parfait, il est maintenant temps d’affronter la pluie et de prendre la direction du refuge du Venasque et le Blooms du port.

Pour information, cette randonnée se fait au départ de L’Hospice de France à 1385m d’altitude, pour atteindre 2444m d’altitude, ce qui nous fait 1091m de dénivelé positif et négatif. La durée annoncée est de 2h30-3h pour la montée et de 2h pour la descente.

Le paysage durant cette monté est magnifique, j’ai adoré ce contraste entre la roche et la verdure, on en oublie presque la difficulté et la pluie.

En poursuivant notre ascension, un moment magique, la pluie et les 15 degrés du départ ne sont plus qu’un lointain souvenir, puisqu’une fois à plus de 2000m d’altitude, la neige fait son apparition et laisse place à une température proche du zéro, un événement totalement inattendu.

Cette météo nous a offert un superbe spectacle pour nos yeux, nous étions émerveillés, et cela nous a redonné de la force pour les derniers mètres à effectuer.

Une fois arrivé au refuge de Venasque, un épais nuage, viens altérer notre visibilité, le lac est à peine visible voir même invisible. On explore alors rapidement les alentours, mais malheureusement pour nous la météo n’est pas en autre faveur pour admirer le paysage.

Nous profitons tout de même de s’offrir le luxe de boire un thé bouillant au refuge, où l’on est très bien accueilli par le gardien. Et pour la petite anecdote, on avait eu tellement chaud lors de l’ascension que notre corps dégageait de la fumée dû à la température négative en haut, mais le froid s’est vite fait ressentir… Il était alors temps de prendre le chemin du retour.

Sur le chemin du retour on profite des derniers moments, que ce lieu a de meilleur à nous offrir afin de savourer encore un peu plus cette randonnée qui aura été riche en surprises.

Comme ces chèvres, qui à priori ont l’air très surprises de nous voir, je vous cache pas qu’on a bien rigoler à ce moment là. On à même trouvé une chèvre qui était très à l’aise devant l’objectif !

Ces deux jours passés au pied des Pyrénées, près de Bagnères-de-Luchon, resterons gravé dans ma mémoire, car c’est ici que j’ai effectué ma première randonnée, et que mon amour pour la montagne est né.